lundi 18 novembre 2013

voyage au désert Ouarzazate et l'erg Chebbi (2),




  


Dimanche 17 novembre
Reg au nord de Merzouga
92 km
6 h

Aujourd'hui est « ma » journée 4x4 : nous partons avec Hmad Oubama, vers le Nord D'HASSILABIAD à travers le « reg », désert de pierres, surface caillouteuse débarrassée des éléments fins par le vent. 

Au loin, les dunes ou des montagnes de pierre. Quelques fois, un palmier ou un acacia tranche par sa verticalité ce paysage ondulé où la vue ne s'arrête pas. Sa verdure, signe de vie, s'oppose à la minéralité omniprésente.




 
Après 30 km en 1 h, une tente et des cabanes de palmes apparaissent : c'est le campement d'une famille nomade.
Nous nous y arrêtons. Sous la grande tente un tapis est en fabrication sur un métier à tisser rudimentaire. Une cabane contient la réserve d'eau, dans une autre, il y a un petit four en terre, dans une autre des matelas et des habits et couvertures. Une case en pierre abrite la cuisine où une bouilloire chauffe sur un feu. Dans un petit enclos, 2 jeunes chèvres, le troupeau est parti brouter. Une poule et un coq se promènent... Cette famille compte 8 enfants, la jeune fille de la maison prend avec elle la pâte à pain toute prête et monte avec nous en 4x4.

 
L'arrêt suivant se fait près d'un filon de fossiles. Nous sommes dans la région d'Erfoud, l'une des zones les plus riches en fossiles au monde, car cet espace était à l'époque tertiaire une mer intérieure.
Je ramasse plusieurs pierres dans lesquelles on voit des Ammonites et des Orthocères incrustés. http://www.fossilsland.com/





Nous passons près d'une exploitation de mine de labradorite exportée pour la fabrication du verre.

Vers 12 h 30 , après 7 km, nous nous arrêtons à l'oasis d'Ahdgmi pour pique-niquer. C'est là que la jeune berbère qui nous accompagne, fourre sa pâte à pain de carotte et d'oignon et le met à cuire dans le sable chauffé par un feu que nous avions allumé avec des palmes.














 
Nous dégustons ce pain fourré et chaud après avoir mangé les sandwich préparés par l'auberge. Banane, clémentines.et grenades finiront ce repas champêtre. C'est un endroit très agréable où l'eau a permis, sous les palmiers, une petite végétation dont je photographie les spécimens : acacias, tamaris, wamatart, osier ...


Nous refaisons les 7 km jusqu'au campement nomade où nous prenons le thé.
Nous retournons vers le sud. Nous nous arrêtons à un autre filon de fossiles. Je roule tantôt sur des pistes tracées, tantôt sur un sol ferme jonché de pierres, tantôt je traverse de petites dunes de sables ou monte des collines d'où la vue s'étend jusqu'à l'horizon. Hmad me conseille dans ma conduite, je ne suis pas sûre de moi, tout est nouveau, mais avec son aide, je ne m'en sors pas trop mal.
















Nous revenons à l'auberge à 17 h, nous avons roulé 75 km. Je prends Fidji que nous avions laissé ce matin et nous allons à MERZOUGA juste pour qu'Annick et moi revoyons cette petite ville que nous connaissions et pour la montrer à Marie-Thérèse. Mais il y a des travaux importants de voierie, et à part le coucher de soleil, rien à voir !

De retour à l'auberge, nous préparons notre route de retour vers Tiznit en épluchant carte et routard !
Souper copieux et excellent, comme d'habitude.
Au magasin d'Hassan, le papa de Youssef, j'achète les 2 cadeaux de Noël qu’Édouard et moi offrirons à Adélaïde ( un collier en os) et à Laurie ( un petit plat en pierre d'Erfoud ).
Puis j'écris mon récit sur l'ordinateur.

1 commentaire:

  1. J'aime bien ta façon de raconter tes voyages, c'est simple, frais et naturel et ça donne envie de suivre tes traces.

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